Cagnotte leetchi

 

Pour la reprise de la ferme inclusive pour jeunes en situation de handicap par l’Association Edoras

«  Dans l’agriculture c’est déjà pas simple alors on ne va pas en plus prendre des débiles au lycée ! »

 La mission d’EDORAS :

Gratuité TOTALE.

Accompagner des jeunes apprenants en situation de handicap de type TSA, Syndrôme de Down ou physique.

  • Aider certains apprenants à se construire ou reconstruire après des parcours difficiles
  • Gérer la ferme de formation
  • Faire découvrir le métier de l’élevage aux jeunes apprenants
  • Former les apprenants aux métiers de l’élevage
  • Apporter une méthodologie propre à aider l’apprenant à définir un projet professionnel et un projet de vie
  • Travailler à la mise en autonomie des apprenants (professionnelle, individuelle et sociale)
  • Gérer l’hébergement, la restauration et la surveillance des apprenants
  • Accompagner les apprenants dans le l’application de leurs projets pédagogique jusqu’à l’emploi.
Historique :

Ça commence par une phrase très importante.Je siégeais au conseil d’administration d’un important lycée agricole.Lors d’une commission économique un représentant d’un syndicat agricole a déclaré spontanément  :

«  Dans l’agriculture c’est déjà pas simple alors on ne va pas en plus prendre des débiles au lycée ! »Il s’agissait d’élèves en situation de handicap ( Une autiste et un garçon achromatique ).

Ce fut un électrochoc !

Puisque même les établissements scolaires publiques faisaient leur maximum pour ne pas avoir à gérer de jeunes handicapés en prétextant l’impossibilité de leur trouver des stages ou apprentissages, il fallait créer notre propre activité.

Il fallait dédier les bénéfices de l’exploitation à des personnes en situation de handicap.

La première idée était de créer une structure sous la forme d’un ESAT.

Mais après des stages d’observation, j’en suis venu à avoir des doutes sur l’efficacité et la volonté du système à aider les bénéficiaires à retourner autant que possible en milieu de travail ordinaire.

De plus, beaucoup d’obstacles administratifs étaient placés pour la création d’une structure indépendante.

C’est pourquoi, j’ai choisi une plus petite structure sous la forme d’une exploitation agricole individuelle.

Ce qui était une erreur, cette forme juridique ne permettant pas de bénéficier d’aides des collectivités et d’accompagnement ( Manque à gagner de 50 000 € à la création ).

La ferme accueille des stagiaires depuis 2015 gratuitement.

Entre temps une épizootie a ravagé le cheptel poussant la ferme à la faillite du fait de la perte de revenus et à défaut d’indemnisation par l’assureur sur des raffinements techniques.

Des procédure civiles et pénales sont en cours contres les responsable.

Mais les délais de procédures ne permettront pas d’éviter la liquidation judiciaire.

C’est pourquoi, une association a été constituée par des parents, des stagiaires, des acteurs du handicap et du monde paysan pour racheter l’outil de travail et assurer la gestion du projet.

 

La ferme aujourd’hui :

Ferme d’élevage d’inclusion par partage avec un encadrant autiste sous statuts d’exploitation individuelle.

  • Une liquidation judiciaire liée à un facteur extérieur ( épizootie ) et non à un défaut de gestion.
  • Un salarié handicapé dévoué à son amour des animaux et de nos stagiaires.
  • La qualité reconnue ( 100 % de réussite examens et 80 % re-scolaristation ) depuis 2015.
  • La formation et l’accession à l’emploi des jeunes handicapés.
  • L’accompagnement dans la création d’un projet de vie et d’un projet professionnel.
  • Le soutien pour surmonter les traumatismes passés ( maltraitances 90 %, abus sexuels 50 % et tentative d’attenter à leurs jours 10 % ) et s’ouvrir pour viser l’inclusion sociale.

L’Association EDORAS ( Loi 1901 ) se bat pour obtenir les financements pour le rachat.

Elle dispose de l’agrément ESUS ( Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale ) et la reconnaissance « intérêt général » est en attente.

But du jeu de la continuité du projet :

Former, fournir une expérience professionnelle et accompagner des personnes en situation de handicap, pour qu’à leur tour elles puissent fonder leur propres exploitations et elles aussi aider des personnes handicapées.

Idéalement, le principe est de créer un système de propagation viral des exploitations employant des personnes handicapées par l’exemple.

Quel est le concept du projet ?

Le prédicat est simple, l’autisme, le syndrome de Down, les Dys et les TSA ont toute leur place dans la société.

Toute autre approche relève des simples maltraitance et discrimination.

Discrimination à l’éducation et à l’emploi en l’occurrence.

Comment travaillons nous ?

Afin d’offrir un environnement calme propice à une prise de confiance et d’autonomie progressive, la ferme doit être principalement une ferme d’élevage. Effectivement le contact avec les animaux est un excellent vecteur d’ouverture sur ces type de handicap.Il s’agit donc d’élevage bovin, porcin et équin en agriculture biologique système tout herbe.

A échéance, le but est de créer deux nouvelles activités de transformation et vente directe pour pouvoir aussi former des jeunes sur deux autres métiers  qui leurs sont généralement fermés:

  • Les métiers de boucher/charcutier
  • Les métiers de la vente en « magasin » et sur les marchés locaux.

Du point de vue mise en autonomie, les stagiaires disposent d’une maison indépendante attenante du logement du responsable de la ferme. Ce qui permet une mise en autonomie sur mesure et progressive ( Hygiène personnelle, préparation des repas, lessive, etc .. ).

Les stagiaires commencent par vivre avec la famille du responsable de la ferme pour finir par vivre dans leur propre maison.L’approche pédagogique se fait par la prise de confiance progressive par la valorisation de petites réussites.

Quotidiennement, on fixe de petits objectifs de travail ou de vie et l’on monte la barre progressivement.

Quels sont nos résultats ?

Nos résultats sont déjà probants avec plus d’une vingtaine de stagiaires depuis septembre 2015.

Nous avons accompagné 3 stagiaires  jusqu’au BTS, 2 stagiaires  au permis de conduire, 10 à la re-scolarisation, et, 5 à la vie en autonomie ( logement indépendant ).

Même si nous n’accueillons qu’un stagiaire à la fois, notre travail est reconnu comme du « travail de haute couture ».

Reportage TébéSud du 6 novembre 2018

https://actu.fr/bretagne/ploerdut_56163/chez-cet-agriculteur-autiste-stagiaires-sont-egalement-autistes-handicapes_11222447.html

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/ploerdut-autiste-camille-apprend-son-metier-la-ferme-4819847

https://reporterre.net/La-ferme-ou-les-personnes-handicapees-mentales-et-autistes-ont-toute-leur-place

https://www.letelegramme.fr/morbihan/ploerdut/autisme-douceur-des-salers-et-stages-20-07-2017-11603030.php

http://www.sans-transition-magazine.info/portrait-David-Guillemet

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/ploerdut-exploitation-ouverte-aux-jeunes-stagiaires-situation-handicap-est-peril-1654674.html

Ouest France du 19/04/2019

Unapei « Vivre ensemble » Juin/Juillet 2019

 

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